Face à la multiplication des crises alimentaires et des catastrophes le Niger a mis en place un cadre institutionnel et des mécanismes de prévention et de gestion des catastrophes dès la période post coloniale. Ainsi, on note de :

  • 1968-1974 : la mise en place d’un comité composé des représentants des Ministères techniques d’encadrement du monde rural rattaché à la Présidence de la République et chargé de proposer des solutions à la résolution de la famine qui prévalait ;
  • 1974-1987 : la création d’un département ministériel chargé de «  l’Economie rurale, du climat et de l’aide aux populations » par Ordonnance n°7402 du 22 avril 1974. Ce département ministériel fut remplacé par un comité interministériel de suivi de la campagne agropastorale et de coordination de l’aide alimentaire mis en place par arrêté n°26/CMS/PM du 10 septembre 1984 ;
  • 1987-1989 : à la faveur de la sécheresse de 1984 le comité fut redynamisé et pris le nom de comité technique pluridisciplinaire (CTP) de suivi et de la coordination de l’aide alimentaire sous la tutelle du Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Transports (arrêté n°012/PM de 2 novembre 1987) ;
  • Le 23 août 1989 : création d’un ‘’Système d’Alerte Précoce et de Gestion desCatastrophes’’ avec pour objectif de contribuer à la prévention et la gestion des catastrophes et l’apparition de crises alimentaires et nutritionnelles. A ce titre il est chargé de suivre et d’animer toutes les activités d’alerte précoce et de gestion des catastrophes afin d’éliminer ou de réduire les risques et/ou les effets d’une catastrophe dans les domaines alimentaire, socioéconomique, sanitaire et nutritionnel ;
  • 31 mai 1995 : création du ‘’Comité National du Système d’Alerte Précoce et deGestion des Catastrophes (CNSAP/GC). Ce Comité, composé des principaux ministères techniques et de personnes ressources, a été placé sous la tutelle directe du Cabinet du Premier Ministre et avait pour mission de suivre, prévenir, détecter et gérer les situations de crises effectives ou potentielles dans les domaines alimentaire, sanitaire, nutritionnel et socio-économique ;
  • A partir de 1998, l’Etat du Niger appuyé par ses partenaires techniques et financiers mettent en place un Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA). Un « Relevé de conclusion » a été signé entre l’Etat et les donateurs, relatif au DNPGCA pour une coordination et une cogestion. Composé d’organes d’information, de coordination et de décision, de réponse ainsi que d’outils financiers, le DNPGCA a pour mission de contribuer à la réduction de la vulnérabilité alimentaire des populations Nigériennes par une meilleure information / coordination et une meilleure gestion des actions des différents intervenants.En 2002: il a été crée la Cellule Crise Alimentaire (CCA) également rattachée au Cabinet du Premier Ministre). Elle était chargée de la coordination des aides et du secrétariat des instances de concertation et de décision du DNPGCA. Cette séparation visait à garantir l’indépendance de l’information et répondait surtout à une préoccupation des partenaires pour séparer l’alerte de la réponse aux crises ;
  • En début 2005 : Intervenait la signature de l’accord cadre remplaçant le relevé de conclusions.
  • De 2005 à 2011 : Les signataires de l’accord cadre au côté du Gouvernement du Niger passent de 6 à 13. La présence des acteurs humanitaires se multiplient sur le territoire ;
  • En 2008: Il a été crée le Centre d’Information et de Communication du DNPGCA (CI-DNPGCA), remplaçant le CIH mis en place par OCHA en 2006. Le CIC avait pour mission d’apporter au DNPGCA une meilleure visibilité de ses interventions ;
  • En 2012: Le mandat du DNPGCA a été élargi à la prévention et la gestion des catastrophes et devient Dispositif National de Prévention et Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires (DNPGCCA). Aussi, un Secrétariat Permanent au DNPGCCA (SP/DNPGCCA) a été crée ; avec pour mission la coordination des structures, la coordination humanitaire, les tâches transversales: communication, services communs centralisés pour plus d’efficacité et d’efficience ;
    • En décembre 2016, le Dispositif a connu une réorganisation suite, principalement, à la création du Ministère de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes (MAH/GC) par arrêté n°002010/PM du 29 Décembre 2016 fixant le nouveau mandat du Dispositif et sa nouvelle organisation a été publié et diffusé. Il redevient alors Dispositif National de Prévention et Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA). Sa mission principale est la prévention, l’atténuation, la gestion et le relèvement précoce des incidences des crises affectant les populations nigériennes ;
    • En octobre 2017, le Dispositif a connu sa dernière réorganisation pour intégrer la Cellule Filets Sociaux par arrêté n°0183/PM du 17 octobre 2017.
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